Georges St-Pierre ne mise pas sur Sean Strickland par facilité. Il aborde le combat principal de l'UFC 328 avec la même vision que les autres combattants : sans se laisser influencer par les rumeurs, les cotes ou l'apparence physique. Khamzat Chimaev est peut-être le grand favori, champion invaincu et plus dangereux en début de combat, mais GSP entrevoit une possibilité pour Strickland de créer la surprise.
C’est ce qui rend son point de vue si pertinent. St-Pierre sait ce que signifie aborder un combat pour le titre sous les projecteurs, avec tous les regards tournés vers la pression, la lutte, le rythme et le danger. Il sait aussi qu’être un meilleur athlète ou un combattant plus explosif ne garantit pas la victoire dans un championnat en cinq rounds. Parfois, celui qui reste calme, qui maintient un combat abrasif et qui refuse de précipiter les choses peut entraîner le meilleur combattant dans une longue épreuve.
Chimaev défend son titre UFC des poids moyens face à Strickland lors de l'UFC 328 à Newark. Les deux combattants ont atteint la limite de poids de 84 kg (185 livres), la ceinture est donc officiellement en jeu. Le résultat est encore inconnu, et c'est important. Ce combat soulève encore des questions, pas encore des réponses.

Aperçu du combat Chimaev vs Strickland
La menace que représente Chimaev est indéniable. Il peut démarrer fort, réduire rapidement la distance, forcer les corps à corps, enchaîner les amenées au sol et obliger ses adversaires à passer le premier round à se défendre plutôt qu'à combattre. C'est ce dont tout le monde parle, car c'est une réalité. Lorsque Chimaev parvient à verrouiller ses mains et que le combat se déplace vers la cage ou le tapis, même les combattants les plus aguerris peuvent se sentir piégés.
Le parcours de Strickland est moins spectaculaire, mais tout aussi efficace. Il doit encaisser la première vague, garder son équilibre, utiliser son jab, se défendre sans paniquer et obliger Chimaev à se battre pour chaque position. Strickland n'a pas besoin d'être élégant. Il doit simplement rendre le combat plus long, plus lent et plus pénible pour Chimaev.
- Georges St-Pierre pense que Sean Strickland a de réelles chances de créer la surprise à l'UFC 328.
- Khamzat Chimaev reste le favori et défend son titre de champion des poids moyens de l'UFC.
- Les deux boxeurs ont atteint le poids requis pour le championnat des 185 livres à Newark.
- La question essentielle est de savoir si Strickland peut prolonger le combat et freiner la pression initiale de Chimaev.
C'est là que l'avertissement de GSP prend tout son sens. Chimaev est peut-être meilleur dans les domaines décisifs, mais Strickland est difficile à déstabiliser une fois lancé. Il se place face à ses adversaires, parle, bloque, envoie des jabs et transforme progressivement le combat en une situation délicate. Ce n'est pas toujours spectaculaire. Ce n'est pas toujours bruyant. Mais cela peut épuiser un combattant qui s'attend à un contrôle rapide.

Événement principal de l'UFC 328
| Combattant | Rôle à l'UFC 328 | Clé principale |
|---|---|---|
| Khamzat Chimaev | Champion des poids moyens de l'UFC | Démarrez vite, prenez l'ascendant dès le début et contrôlez Strickland avant qu'il ne s'installe. |
| Sean Strickland | Ancien champion des poids moyens de l'UFC | Survivre à la tempête initiale et provoquer un long et pénible combat. |
| Georges St-Pierre | Ancien champion de l'UFC dans deux catégories de poids | Il considère Chimaev comme dangereux, mais n'exclut pas Strickland. |
Strickland a besoin de temps
Le premier round pourrait être déterminant. Si Chimaev parvient à mettre Strickland au sol rapidement et à l'y maintenir, le combat pourrait bien se dérouler comme beaucoup l'anticipent : contrôle, pression, fatigue, dégâts, et un challenger contraint de déployer une énergie considérable pour revenir à la situation initiale. C'est le chemin le plus sûr pour le champion.
Si Strickland maintient le combat debout plus longtemps que prévu, l'ambiance changera. Il n'aura pas besoin de lancer des combinaisons hasardeuses. Il devra toucher Chimaev, le forcer à se recentrer, interagir avec lui pendant les échanges et l'empêcher de prendre l'ascendant. Strickland a remporté de grands combats en refusant de donner à ses adversaires le rythme qu'ils souhaitaient. Face à Chimaev, cette habitude pourrait bien être sa meilleure arme.
GSP comprend ce genre de danger car il ne repose pas sur un seul coup, mais sur les minutes. Un favori peut paraître calme lors du premier échange et frustré dès le troisième round si le combat lui échappe. Le rôle de Strickland est d'amener Chimaev dans cette situation. Celui de Chimaev est de faire en sorte qu'il n'en arrive jamais là.
Chimaev est toujours maître de la pression
Rien de tout cela ne fait de Strickland le favori. Chimaev est invaincu pour une raison. Il possède le gabarit, la force, la lutte, la vitesse et la confiance d'un champion qui n'a jamais connu la défaite en MMA. Difficile de parier contre cette combinaison, surtout quand le combat lui offre des opportunités d'attaque évidentes.
Mais le point soulevé par GSP est pertinent car il remet en question les pronostics simplistes. L'UFC 328 ne se résume pas à savoir qui impressionne le plus durant les deux premières minutes. Il s'agit de savoir si Chimaev parviendra à maintenir sa domination si Strickland refuse de céder. Il s'agit aussi de savoir si Strickland sera capable de se défendre suffisamment en début de combat pour que sa pression porte ses fruits en fin de rencontre.
Cette rivalité a déjà été marquée par les cris, les accusations et les confrontations houleuses. Désormais, le combat doit répondre à une question plus posée : Strickland parviendra-t-il à dominer la rencontre, ou Chimaev fera-t-il de cette première défense de titre des poids moyens une simple formalité, un combat où son adversaire n'aura jamais pu imposer son style ?
Fight Talk
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